mardi 9 février 2010

Tour de casse-casse

[casse, daniel foucard, laureli/léo scheer, 2010]
daniel foucard sait les gratte-ciel de la planète et la hauteur qu’ils font.
daniel foucard prend le temps de réfléchir à l’agencement des petits tas.
foucard sort casse.
casse narre une affaire d’art et de faussaire.
il se rend sur les lieux, se promène, regarde
casse dit un casse imparable.
tu crois vraiment ?
casse polar est un engin épistolaire à un correspondant dont le pacson d’épîtres émet en direction d’un chinois dit li — casse articule des noms propres, très propres, qu’on brûle de tenir pour symboles.
tu crois vraiment ?
ou pas.
casse plein ses lettres — la guerre de l’intelligence est une énergie collective — se clôt sur des post-scriptum socio-politiques mettons (quoique « aucun trait d’union n’[ait] été utilisé pour l’écriture de ce livre ») auxquels est attribuée une police de caractères distincte — on sait au moins depuis civil que foucard et la police de caractère...
dans ce bar, on ne parle que de la pluie et du beau temps
casse pour autant n’est pas duel, il est bien plus que cela.
cocktail de dissipation, de douceur et d’abandon
casse en missives attire encore l’œil avec une vietnamienne qu’on aime et puis qu’on baise, à laquelle on fait un enfant.
tu crois vraiment ?
il y a dans casse des sentences asiatiques déboulonnées bredi-breda page quatre-vingt-huit — casse a tôt fait de donner à entendre que schème n’est pas un ornement.
sans même un regard vers son complice
casse ici cause une langue de manuel, de précis, là plus, quasi popu, ailleurs encore c’est autre chose, et puis de la sci-fi.
casse brasse, casse est une diablerie.
à toi
du temps qu’on était sorbonagre on aurait dit dentelle du feuilleté actantiel, brouillage et balisage, mise en abyme contre effet de réel.
on dit pop, trash, cool, bariolé, déjanté, imitatif, fun, musicable, fuckable, rangeable, pratique, traditionnel, authentique, frais, chic, etc.
non. on dit que casse est ficelle comme un fusil à tirer dans les coins.
tourner la page serait encore trop simple
casse est toujours ailleurs et sans cesse autre chose. autrement.
par casse et c’est conçu pour : on se fait forcément avoir.
on dit de quoi ça parle et quand ? qui au final ? à qui et puis pourquoi ?
on dit 980 000.
foucard a sorti casse.
daniel foucard doit se réactiver après chaque expo.
le 4 janvier dernier on inaugurait à dubaï la plus haute tour de la planète, burj khalifa.
casse arrivait le 6.
tu ferais quoi, toi ?
[on signale : daniel foucard sera ce jeudi 11 février 2010 à partir de 19 heures à la librairie pensées classées, 9 rue jacques cœur, paris, pour une soirée lecture/discussion/signature]

2 commentaires:

robinson a dit…

Oh !

"casse polar est un engin épistolaire à un correspondant dont le pacson d’épîtres émet en direction d’un chinois dit li "

et je repars les oreilles heureuses

merci !

antoine brea a dit…

casse a bien du bol qu'on en murmure d'aussi beaux trucs en tout cas.