mercredi 28 mai 2008

Malle-poste


de nouvelles peu, mâchonnant une poire
d’angoisse ; polar se traduisant aussi
vite ou quasi qu’il se lit (du beurre,
des épinards et trois sous d’efforts),
bibi découvrant, ces jours-ci le grand
ensemble
, avec admiration, de quintane
nathalie ; panards depuis quatre mois,
mini, non mis chez un merlan, cela est
long, cela laid, friche au miroir dont
curieusemment bibi s’amuse ; un studio
débusqué, dans l’immeuble même où l’on
crèche - de la fenêtre on guigne celle
où d’ici deux mois max - et qui dit de
bibi qu’une huître à son rocher... ? à
qui le dit l’on acquiesce, on reste au
13 rue v., pied de butte et vue sur la
cour, sans plus d’ascenseur mais trois
étages épargnés (surtout sur ces lieux
bibi enfin régnera sans partage)... 34
mètres carrés ; reprenant, oui, depuis
avant-hier les géorgiques qui point ne
furent ourdies, machinées par virgile,
e. sur l’île de corse, k. en amérique,
et bibi ce dimanche au vingt-troisième
étage d’une tour, dans la rue saint-b.
c’est porte de montreuil, où sont deux
chers amis et leur a. cher (sept ans),
qui cet après-midi nous balada - entre
les massettes, les iris d’eau : quatre
tritons au jardin naturel ; alors l’on
s’en alla conchiant en choeur tant les
bobos que le bio, on en tira de telles
aises, puis au soir le fils consentant
(en phase d’apprentissage) à me faire,
debout, la lecture ; bibi soudain dans
la stupeur de la contorsion menue, des
manières d’essoufflements, de l’effort
manifestement fourni, la larme au bord
aussi sec de mon oeil, zut songea bibi
baba - en sus on eut cet air, au poil,
de demi-guitare et depuis non oubliant
les petits doigts pinçant et repinçant
les cordas de aço, qu’est-ce, bon dieu
de merde, que ce sirop doux où l’on va
s’empoissant et dont en sus et sans un
souci l’on s’empoisse avec délice ? on
aurait pour un jour baissé la garde et
mouillé la paupière, bah ; aujourd’hui
gambillant sur la piste numéro cinq du
cd d’hercules and love affair - blind,
de fait lâchant le clavier... danièle.

2 commentaires:

patrick a dit…

acheté samedi "les corps conducteurs" à glisser sous "le tramway", pas le temps mais demain aussi "les mémoires d'un galérien du roi-soleil".

l'aime bien bibi et claude simon que je lis sans le comprendre, j'en suis conscient mais amoureux.

albin, journalier a dit…

Pour la balade, obrigado,
спасиба pour la ballade.